Les voyageurs peuvent désormais s’offrir un coffret inédit réunissant les cinq bières trappistes belges, dont la rare Westvleteren. Une exclusivité duty free qui célèbre la solidarité monastique.
Un nouveau souvenir belge s’installe dans les boutiques duty free du pays. Les voyageurs empruntant Brussels Airport, Brussels South Charleroi Airport ou le terminal TGV de Bruxelles-Midi peuvent désormais rentrer chez eux avec un coffret inédit contenant les cinq bières trappistes belges. Baptisé 100 % belge, 100 % trappiste, ce coffret rassemble un grand classique de chacune des cinq brasseries reconnues : Chimay Bleue (9 % alc/vol), Orval (6,2 % alc/vol), Rochefort 8 (9,2 % alc/vol), Westmalle Tripel (9,5 % alc/vol) et Trappist Westvleteren 12 (10,2 % alc/vol).
« Depuis plusieurs années déjà, les duty free shops des aéroports proposaient un coffret cadeau comprenant une sélection de quatre bières trappistes belges, explique Philippe Van Assche, directeur général de la Brasserie des Trappistes de Westmalle. En y ajoutant une bouteille de Trappist Westvleteren 12, toutes les brasseries trappistes belges sont désormais représentées à 100 % dans ce quintette. »
Westvleteren, une participation mesurée
« Maintenant que toutes les brasseries trappistes de notre pays sont représentées dans ce coffret cadeau, celui-ci symbolise admirablement la collaboration et la solidarité entre les communautés trappistes belges, ainsi que leur identité et leurs valeurs communes » , ajoute Philippe Henroz, directeur général de la brasserie d’Orval.
Du côté de l’abbaye Saint-Sixte, Alain Monteyne, directeur général de la Brasserie trappiste de Westvleteren, précise que les moines soutiennent cette initiative avec enthousiasme. Il tient toutefois à rassurer sur un point sensible pour les amateurs de cette bière rare et très recherchée : la production totale ne sera pas augmentée pour répondre à cette nouvelle demande commerciale.
Une économie monastique particulière
Ce coffret rappelle aussi l’importance économique de la bière pour les cinq abbayes cisterciennes concernées. La vente de bière trappiste constitue en effet leur principale, voire parfois leur unique source de revenus. Rappelons qu’une bière ne peut légalement porter l’appellation ‘Trappiste’ que si elle est brassée sous la supervision directe des moines, au sein même de l’abbaye.
Ce modèle économique obéit à une logique bien différente de celle des brasseries commerciales classiques. Une brasserie trappiste ne cherche ni à maximiser sa production, ni à maximiser ses profits. Les revenus générés par la vente de bière sont destinés en priorité aux besoins de la communauté monastique, mais aussi à la solidarité entre communautés de l’Ordre Trappiste, au financement de projets de développement et à des œuvres caritatives.
Disponible exclusivement dans les boutiques duty free belges, ce coffret collector offre aux voyageurs un voyage gustatif unique, doublé d’un aperçu de sept siècles de tradition brassicole monastique. ■

Journaliste depuis plus de 25 ans, Olivier Malcurat entre dans l’univers de la bière en 2018 avec Le Pod’capsuleur, le podcast qui aime la bière et les brasseurs. En juillet 2020, il lance Bière Actu, un site d’information indépendant et participatif à trois voix : journalistes, experts et professionnels.
