Bientôt de la bière dans des bouteilles en plastic végétal

© Carlsberg Group

Un matériau plastique où les sucres végétaux remplacent les combustibles fossiles : aux Pays-Bas, Avantium y travaille déjà depuis plusieurs années. Mais l’entreprise de biochimie met un coup d’accélérateur, soutenue, notamment, par l’industriel Carlsberg.

Les travaux de recherches ne datent pas d’hier, devraient s’accélérer désormais. Avantium doit réaliser un investissement majeur dans son usine d’ici à la fin de l’année. Dans son édition du 17 mai, l’hebdomadaire britannique The Observer souligne que la mise sur le marché est proche, puisque le nouveau plastique végétal « pourrait apparaître dans les rayons des supermarchés d’ici à 2023″. Les industriels sont déjà sur les rangs et des partenariats devraient être annoncés dans le courant de l’été. Coca-Cola, Danone ou Carlsberg ne sont pas insensible à ce nouveau matériau qui permettrait d’assurer  « l’avenir de leurs produits en bouteille en luttant contre les dommages environnementaux causés par le plastique et la dépendance aux combustibles fossiles » souligne l’hebdomadaire britannique. Carlsberg avait d’ailleurs présenté, en octobre 2019, deux prototypes de bouteilles de bière entièrement biologiques et recyclables, mais aussi sans polymère.

Une bouteille biodégradable

Concrètement, la bouteille du futur sera en carton, avec un revêtement intérieur en plastique biodégradable, produit à base de sucres de maïs, betterave ou blé. Un emballage qui pourra être composté mais aussi recyclé, et qui « se dégraderait aussi dans la nature beaucoup plus rapidement que les plastiques classiques » selon le pdg d’Avantium, Tom van Aken, cité par The Observer. Dans un premier temps, Avantium espère réussir à produire 5 000 tonnes par an de ce nouveau plastique recyclable.

Sur la route aussi !

Dans un autre domaine, le spécialiste de la chimie renouvelable Avantium mène aussi des recherches dans le cadre du plan néerlandais de réduction de l’empreinte carbone de la construction des routes. Le 23 avril dernier, la Netherlands Enterprise Agency (organisme gouvernemental qui opère sous le contrôle du ministère des Affaires économiques et de la Politique climatique) a injecté, 500 000 € dans un projet qui pourrait permettre d’utiliser de la lignine (biomolécule d’origine végétale) comme substitut du bitume fossile présent dans l’asphalte. Le nouveau matériau sera prochainement testé à grande échelle sur quatre routes d’essai.