Après 6 ans à la direction de Heineken, Dolf van den Brink annonce son départ

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Figure de Heineken depuis près de trois décennies, Dolf van den Brink quittera la direction générale fin mai 2026. Il passe le relais alors que la stratégie EverGreen 2030 entre en phase d’exécution.

A la tête de Heineken (Amsterdam, NL) depuis 2020, le néerlandais Dolf van den Brink s’apprête à tourner une page majeure de sa carrière. Le groupe brassicole a annoncé hier que son directeur général et président du directoire quitterait ses fonctions le 31 mai 2026. « Après vingt-huit ans dans l’entreprise, je considère qu’il est temps de passer le relais, alors que Heineken est désormais prête pour son prochain cycle de croissance » , a déclaré le dirigeant de 51 ans, qui restera toutefois aux côtés du brasseur durant huit mois supplémentaires en tant que conseiller, afin d’assurer la continuité stratégique et managériale.

Arrivé chez Heineken en 1998, Dolf van den Brink a gravi tous les échelons, du marketing à la direction générale. En juin 2020, en pleine pandémie, il a succédé au Belge Jean-François van Boxmeer. La crise sanitaire mondiale, l’inflation des matières premières, les tensions géopolitiques et la profonde réorganisation de l’entreprise comptent parmi ses principaux faits d’armes. Malgré un environnement chahuté, Van den Brink a réussi à redresser la rentabilité et à engager une transformation structurelle avec la stratégie EverGreen 2030, centrée sur la croissance durable, la digitalisation et la réduction de l’empreinte carbone. Sous sa houlette, Heineken a mené à terme le plan EverGreen 2025 et posé les bases d’une nouvelle phase de développement à long terme.

Le conseil de surveillance, présidé par Peter Wennink, a salué « la vision et l’engagement exceptionnel » de Dolf Van den Brink, tout en lançant le processus de recrutement de son successeur. L’objectif : assurer une passation fluide à un moment clé pour le brasseur, engagé dans une stratégie de conquête sur les marchés internationaux.

En 2025, Heineken affichait encore un chiffre d’affaires supérieur à 35 Mds €, consolidant sa deuxième place parmi les leaders mondiaux du secteur. Le départ de son PDG intervient donc dans un contexte de stabilité retrouvée, mais aussi d’attentes élevées face aux ambitions environnementales et sociales du groupe.

Les prochains mois seront décisifs pour identifier la personnalité capable de prendre la suite. Dolf van den Brink quitte la scène avec la réputation d’un dirigeant pragmatique, proche du terrain, et d’un bâtisseur convaincu que la pérennité de Heineken passe autant par ses bières que par ses valeurs.