Brasserie Lancelot : cap sur la croissance et l’écoresponsabilité

© Brasserie Lancelot

La brasserie bretonne affiche une croissance remarquable, investit pour élargir son marché au national et renforce ses engagements écologiques, tout en lançant plusieurs nouveautés en 2025.

Ancrée au cœur de la Bretagne, la Brasserie Lancelot (Val d’Oust, 56) est l’une des locomotives du secteur brassicole régional. Fondée en 1989 par Bernard Lancelot, elle appartient depuis 2021 à la coopérative agricole de l’Ouest AGRIAL. En 2025, elle confirme son statut d’acteur clé de la bière artisanale en Bretagne et s’impose comme un modèle de croissance maîtrisée dans le secteur brassicole français. Forte d’une croissance régulière, d’innovations produit audacieuses et d’une politique RSE active, elle affiche des ambitions nationales claires, tout en valorisant son ancrage territorial et sa culture d’entreprise.

Dans un marché brassicole encore impacté par l’inflation et la baisse de la consommation, la Brasserie Lancelot tire son épingle du jeu. En 2024, elle a produit 76 600 hectolitres de bière « vendus pour 65 % dans les bars et festivals et représentant un chiffre d’affaires de 18 M € » et 150 000 hectolitres de boissons sans alcool, pour un chiffre d’affaires de 12 M € (+ 5 % vs 2023). Des résultats portés par une hausse des ventes, un réseau de distribution dynamique, et le succès de Breizh Cola, désormais leader national des colas régionaux. L’entreprise, qui emploie 75 salariés (+ 30 % en trois ans), continue d’investir pour soutenir sa croissance : 6 M € ont été injectés dans l’outil de production ces trois dernières années.

Expansion nationale : cap sur l’Île-de-France

Historiquement implantée en Bretagne, la Brasserie Lancelot ambitionne désormais de conquérir de nouveaux marchés, à commencer par l’Île-de-France. « Nous misons sur la qualité de nos produits, récompensés encore une fois par trois médailles au Concours Général Agricole cette année, ainsi que sur l’intérêt grandissant des consommateurs pour les marques engagées, afin d’assurer notre développement durable » , affirme Yoann Emery, directeur commercial et marketing. Objectif : dépasser les 120 000 hectolitres à moyen terme et faire rayonner la marque sur l’ensemble du territoire français.

Innovations brassicoles et nouvelle gamme

Pour renforcer son attractivité, Lancelot mise sur l’innovation. En 2025, plusieurs nouveautés arrivent sur le marché : une bière aux fruits rouges, une bière triple conditionnée en fût, une bière 100 % bretonne en collaboration avec la brasserie Skumenn (Cesson-Sévigné, 35) et une bière sans alcool. Du côté des softs, Breizh Cola Cerise, best-seller 2024, se décline en format 6 x 33 cl. Et pour fêter ses 35 ans, la brasserie relance la mythique Cervoise dans une version revisitée, avec des actions spéciales tout au long de l’année.

Une politique écoresponsable exemplaire

La transition écologique est au cœur de la stratégie de la brasserie. Déjà impliquée dans le réemploi des bouteilles, la réduction des emballages (- 20 tonnes de carton par an) et le sourcing local des matières premières (malt, sarrasin, houblon, miel), Lancelot va plus loin en rejoignant le Plan Climat Agrial. « L’écoresponsabilité a toujours été un pilier central de notre stratégie, affirme Simon Joly, directeur des opérations. Nous sommes convaincus que la pérennité de notre entreprise passe par une production toujours plus responsable et locale. Faisant partie du groupe Agrial depuis 2002, nos efforts en matière de développement durable s’inscrivent pleinement dans le Plan Climat d’Agrial, qui vise à diviser par deux ses émissions directes de gaz à effet de serre, à horizon 2035. »

Un ancrage territorial revendiqué

Fidèle à ses racines, Lancelot soutient activement les événements, festivals et clubs sportifs bretons. Un responsable des partenariats a été recruté pour structurer ces engagements et renforcer l’impact local de la marque. « Nous avons toujours eu à coeur de soutenir le tissu local, les projets culturels et sportifs, les associations locales, conclut Yoann Emery. Cet engagement en faveur du dynamisme breton ne fléchira pas, surtout pas dans le contexte actuel de baisse des subventions dans le monde culturel. »